Article tagué langue
Langue maternelle et progrès
17/02/11
J’ai rédigé cet article pour la revue de l’association des anciens de l’IPEST: l’Hirondelle
Il y a quelques temps, un enthousiasme sans précédent m’a envahi, pour lancer une initiative qui prétend participer à l’amélioration de l’image de la langue arabe, et ce au sein même de nos sociétés arabophones. Cet enthousiasme me pousse à profiter de cet espace adaien pour partager mes reflexions avec vous.
Bien évidemment, Une langue qui offre des possibilités de progrés culturel et scientifique doit être assez riche léxicalement et une capacité d’extension et d’enrichissement. La maitrise d’une telle langue permet d’élargir les horizons de réflexions et conditionne en quelques sortes les capacités des individus à imaginer, à raisonner, à créer… Je pense qu’une langue comme l’arabe a cette capacité là, cette richesse qui lui permet de passer avec succès l’épreuve du temps.
L’Histoire nous apprend beaucoup de choses. Les traductions de livres « des anciens » ou « des autres » occupent une place clé dans ce que les historiens nous signalent. A chaque fois qu’on parle d’apogée de telle ou telle civilisation, il y a un prérequis d’acquisition de la connaissance depuis une langue étrangère vers la langue maternelle. C’était le cas de la civilisation arabo-musulmane, de l’europe occidentale quelques siècles après.
Réfléchir, faire des raisonnement et faire avancer les sciences (…) dans un espace géographique donné et dans une langue maitrisée par la majorité de la société qui occupe ce même espace ne fait qu’alimenter encore et encore cet élan de création.
PS : si ce texte est en Français, c’est que je n’ai pas de clavier en arabe au moment de son écriture
L’illetré
3/09/09
Certains définissent l’homme comme « animal parlant ». L’Homme parle, et parler c’est exprimer ses pensées, craintes, colères, idées, dégoûts… Je ne vous apporte rien de nouveau en disant que « Parler » n’est pas le seul verbe qui traduit cette action d’expression: Certains préfèrent user leur aisance à l’oral, d’autres la finesse de leur plume, il y en a qui s’expriment à travers un art franchant l’abstraction et illustrant leur manière de percevoir le monde.
Je n’ai pas de talent artistique, je n’ai jamais essayé de cultiver en moi la faculté de peindre ni la joie de balader mes doigt sur le clavier d’un piano… Je suis parmis ceux qui utilisent des mots pour exprimer leurs idées. Peut être songerais-je que c’est le moyen le plus direct pour aller vers ce qu’on veut exprimer? Ce dont je suis sûr, c’est que j’ai un penchant pour les mots, et que cette préférence exige d’être assez outillé pour pouvoir prétendre à une telle position.
Mais, me voilà contraint par une boite à outils qui n’a pas les dimensions que je souhaite! Voilà que ma cervelle n’a retenu de ces 18 ans d’études que des mots « maigres », peu expressifs, trop scientifiques peut être? Voilà que je trouve les exemples dans la loi de la dynamique ou la théorie de l’information!
Me voilà quelqu’un qui prend des positions vis-à-vis de ce qui l’entoure, qui essaye de forger des idées dans son esprit sur telle ou telle situation, mais qui est incapable de transformer l’idée en phrases. Ce processus d’expression, qui part d’un abstrait qu’on récupère du fond de notre réservoir d’idées et qui aboutit à une formulation avec des mots que les autres comprennent et qui ne s’éloignent pas trop de notre point de départ, est frainé par un manque lexical grave!


